Faits saillants

Les femmes ont une contribution importante à apporter au secteur agroalimentaire canadien, secteur qui produit des revenus de 108 milliards de dollars au Canada. Elles sont toutefois sous-représentées aux postes de direction, ce qui a une incidence négative sur la profitabilité du secteur et les capacités des femmes à atteindre leur plein potentiel[1].

  • Gestionnaires d'exploitation agricole : 25% de femmes, 75% d'hommes
  • Propriétaires d'exploitation agricole [2] : 27% de femmes, 73% d'hommes
  • Présidents du conseil d'administration d'associations nationales et provinciales : 12% de femmes, 88% d'hommes

Peu de femmes atteignent un poste de direction. Pourtant, plus de femmes que d'hommes ont une scolarité de niveau postsecondaire et ont suivi un programme de formation au leadership.

  • Participation à une formation en gestion : 34.6% de femmes, 32.9% d'hommes
  • Participation au Advanced Agricultural Leadership Program[3] : 61.5% de femmes, 38.5% d'hommes
  • Participation aux programmes des 4H [4]: 60% de femmes, 40% d'hommes
  • Gestionnaires et propriétaires d'exploitation agricole ayant des diplômes universitaires : 65% de femmes, 46% d'hommes

« Certains obstacles empêchent les femmes de progresser en agriculture. »

  • 41% des femmes sont d'accord
  • 12% des hommes sont d'accord

Quels sont les principaux obstacles à l'avancement des femmes en agriculture?

  • Conciliation des responsabilités professionnelles et familiales : 16%
  • Capacité à intégrer le cercle fermé des hommes : 16%
  • Peu d’exemples de femmes dans des rôles de niveau supérieur : 13%

Ces trois obstacles ont été constatés ou expérimentés par :

  • 97% des femmes
  • 3% des hommes

Autres obstacles principaux :

  • Accès à la formation
  • Absence d’occasions d’avancement
  • Présence de deux poids, deux mesures 
  • Peu d’occasions de mentorat 
  • Confiance en la capacité à assumer des rôles de niveau supérieur et à se perfectionner 

Comment le secteur agricole peut-il appuyer l'avancement des femmes à des fonctions supérieures?

  • Offrir des occasions de développement de carrière autogéré
  • Créer un environnement inclusif
  • Favoriser la sensibilisation aux parcours de carrière possibles

100 % des répondantes ont cité le réseautage comment étant un facteur clé de succès.

Voici les deux principales priorités en matière de politiques au travail[5] :

  • Créer des politiques qui aident les femmes à concilier les responsabilités familiales et professionnelles. Les femmes consacrent deux fois plus de temps aux soins des enfants que les hommes.[6]
  • Favoriser l'attribution d'un salaire équitable aux hommes et aux femmes qui font le même travail. Le revenu des femmes est de 25 % inférieur à celui des hommes.[7]

[1] Sauf indication contraire, toutes les données proviennent du sondage effectué en 2015 dans le contexte du projet Appuyer le leadership des femmes en agriculture auprès de 532 hommes et femmes propriétaires, exploitants et ouvriers en agriculture.

[2] Source: Census of Agriculture. According to the 2011 Census of Agriculture, there were a total of 213,265 (72.6%) men and 80,665 (27.4%) women who had an ownership stake in an agricultural business.

[3] Source : Rural Ontario Institute

[4] Sources : Rapports annuels de 4-H Canada, de 2008 à 2015.

[5] Ces deux priorités sont fondées sur les réponses de 47 participants à quatre groupes de discussion régionaux et de 28 participants à des entrevues individuelles.

[6] Source : Statistique Canada. Selon les données de 2010, les femmes consacrent plus du double de leur temps aux soins non rémunérés des enfants du ménage.

[7] Source : Statistique Canada. Selon les données de 2012, le revenu des femmes ne représente que 75 % du revenu des hommes.