Information et conseils sur la COVID-19

Accédez gratuitement à AgriOutils en RH

 

Le Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture (CCRHA) maintient son engagement envers le partage de l’information, la sensibilisation et la gestion proactive de la COVID-19 (coronavirus). Comme vous le savez peut-être, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la COVID-19 était une urgence pandémique. La situation relative à la COVID-19 évolue rapidement. Cette page a été créée pour l’industrie agricole afin de vous aider à répondre à cette pandémie et à limiter l’impact et la propagation de la COVID-19. Nous continuerons à surveiller cette situation et à fournir des mises à jour si nécessaire.

Sujets

Où puis-je trouver des liens vers des autorités de santé publique réputées?

Informations et ressources les plus récentes sur la COVID-19

Comment gérer la ferme?

Assurez-vous que vos employés ont accès à des informations sur le protocole approprié (par exemple, le lavage des mains; voir la liste dans la section Employés ci-après) afin de limiter la transmission. Vous trouverez ici des fiches d’information à afficher dans l’environnement de travail :

Rappelez-leur vos politiques en matière de ressources humaines pendant cette pandémie, en particulier en ce qui concerne les congés de maladie. Si vous n’avez pas de politiques officielles en place, des modèles sont disponibles dans AgriBoîte à outils en RH. Selon la politique en vigueur, il peut être nécessaire de prolonger les congés de maladie au-delà de la politique actuelle afin de s’assurer que les travailleurs présentant des symptômes ou exposés à la COVID-19 ne soient pas stressés par une charge financière lorsqu’ils doivent s’isoler. Un environnement offrant ce confort aux employés encouragera l’auto-déclaration et réduira l’exposition potentielle des autres employés.

  • Veillez à encourager les travailleurs présentant des symptômes de la COVID-19 ou exposés au coronavirus à s’isoler.
  • Ne fournissez pas d’informations concernant le nom, la date de naissance ou d’autres éléments d’identification des travailleurs chez qui le virus COVID-19 a été diagnostiqué. Vos travailleurs ont droit au respect de leur vie privée en vertu de la législation canadienne sur la protection de la vie privée. Il existe des circonstances particulières dans lesquelles vous pouvez devoir communiquer ces renseignements (par exemple, lorsqu’une vie est en jeu). Consultez un conseiller juridique avant de communiquer toute information médicale personnelle de vos travailleurs.
  • Fournissez des informations à vos travailleurs s’ils ont été exposés à la COVID-19 sur le lieu de travail.
  • Si vous connaissez ces renseignements, indiquez-les à vos employés :
  • dates de leur exposition potentielle, ainsi que l’ampleur et les circonstances de leur exposition potentielle (c’est-à-dire contact indirect incident ou contact direct prolongé). [1].
  • Continuez à surveiller et à suivre les recommandations des organismes de santé publique (liens fournis ci-dessus). [1] https://www.osler.com/en/resources/regulations/2020/managing-the-coronav...

Informations pour vos employés

  • Suivez les méthodes recommandées pour réduire la transmission du virus, notamment :
  • lavez-vous souvent les mains à l’eau et au savon pendant au moins 20 secondes, en particulier après être allé aux toilettes et lorsque vous préparez des repas;
  • utilisez un désinfectant pour les mains à base d’alcool si vous n’avez pas d’eau et de savon à votre disposition;
  • lorsque vous toussez ou éternuez : toussez ou éternuez dans un mouchoir en papier ou dans le pli du coude, et non dans votre main;
  • jetez le plus rapidement possible les mouchoirs que vous avez utilisés dans une poubelle doublée et lavez-vous les mains ensuite;
  • évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche avec des mains non lavées; nettoyez fréquemment les surfaces suivantes que vous touchez souvent, avec des produits ménagers ordinaires ou de l’eau de javel diluée (1 volume d’eau de javel pour 9 volumes d’eau) :
    • toilettes, téléphones, appareils électroniques, poignées de porte, tables, matériel agricole/professionnel et outils.

Gérer les risques pour l’environnement de travail

  • Limitez ou restreignez les visiteurs à l’exploitation agricole ou commerciale.
  • Mettez en place un régime de lavage des mains pour tous les employés.
  • Nettoyez les surfaces fréquemment utilisées avec un désinfectant de qualité hospitalière.
  • Veillez à informer les employés des risques, des symptômes et des mesures à prendre pour s’isoler.
  • Envisagez de limiter les voyages (d’affaires ou de loisirs) et demandez aux employés de s’isoler à leur retour d’un voyage à l’étranger. Les entreprises qui reçoivent des travailleurs étrangers doivent suivre les avis des ministères responsables du Programme des travailleurs étrangers temporaires.
  • Continuez à suivre les recommandations fournies concernant le maintien des normes de biosécurité et de sécurité alimentaire.
  • Les entreprises qui fournissent un logement à leurs travailleurs devront veiller à ce que leur plan de gestion du risque prévoie la mise en quarantaine d’un grand nombre d’employés ou qu’ils aient besoin de soins de santé.
  • Veillez à inclure des plans de lutte contre la pandémie pour la gestion des ressources humaines dans votre gestion du risque et vos plans opérationnels. La mise en place d’un plan de gestion du risque pour faire face aux événements susceptibles de provoquer une crise pour le personnel disponible au travail permettra d’assurer une réponse structurée et contrôlée si ou lorsque cela se produit.
    • Ces types de plans doivent inclure l’identification des décideurs, la détermination des rôles et des responsabilités, l’accès aux soins médicaux, les plans de mise en quarantaine ou de transport vers les installations médicales. Ils doivent également comprendre la planification des communications, par exemple, qui est le point de contact, les contacts médicaux, les plans de communication interne et externe, les coordonnées de tout le personnel, des fournisseurs, des services communautaires.
    • Le plan de gestion des risques doit également indiquer ce qu’il faut faire si le personnel n’est pas disponible pour effectuer des travaux urgents (par exemple, la traite, la cueillette des fraises) lorsque le nombre d’employés disponibles pour effectuer le travail est insuffisant en raison d’une maladie. Il peut être nécessaire de conclure des accords avec les agriculteurs voisins pour obtenir un soutien.

Y a-t-il eu des cas d’infection des animaux aux humains au Canada?

Il n’y a actuellement aucune preuve que ce virus circule chez les animaux au Canada. Il est possible que certains types d’animaux puissent être infectés par la COVID-19, mais on ne sait pas encore s’ils présenteront des symptômes.
Il y a encore beaucoup d’inconnues sur la COVID-19 et c’est un domaine qui reste à étudier et à comprendre.
En attendant d’en savoir plus, si vous avez reçu un diagnostic de COVID-19 et que vous avez des contacts avec des animaux :
  • évitez tout contact étroit avec eux;
  • évitez de tousser et d’éternuer sur les animaux;
  • demandez à un autre membre de votre personnel de s’occuper des animaux;
  • si cela n’est pas possible, lavez-vous toujours les mains avant de toucher les animaux ou de les nourrir;
  • limitez les contacts de l’animal avec d’autres personnes et animaux;

ne les serrez pas dans vos bras et ne les embrassez pas, ne les laissez pas vous lécher, s’asseoir sur vos genoux ou dormir dans votre lit. [1].

​Le CCRHA s’engage à communiquer clairement et régulièrement dans votre intérêt et celui de vos employés. Nous mettrons ces recommandations à jour à mesure que de nouvelles informations seront disponibles. [1] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/prevention-risques.html

Accédez aux dernières mises à jour du gouvernement

Canada

Provinces

Territories

Foire aux questions

Quelles nouvelles mesures de soutien de l’assurance-emploi sont mises en place pour aider les travailleurs qui sont atteints de la COVID-19 ou incapables de travailler en raison d’une exposition ou d’un isolement volontaire?

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux mettent à jour leurs politiques et leurs programmes au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Il est important pour les employeurs de veiller à ce que leurs employés soient informés de ces mises à jour dès qu’elles sont disponibles.
Le gouvernement fédéral a annoncé les changements suivants pour soutenir les employeurs et les employés canadiens :

· Le délai de carence d’une semaine pour les prestations de maladie de l’assurance-emploi sera supprimé pour les nouveaux prestataires qui sont placés en quarantaine afin que cette première semaine leur soit payée.

· Un nouveau numéro de téléphone sans frais réservé aux demandes de renseignements sur la suppression du délai de carence pour les prestations de maladie de l’assurance-emploi sera mis en place.

Traitement prioritaire des demandes de prestations de maladie de l’assurance-emploi provenant de clients en quarantaine.
​Source : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/ministere/avis/coronavirus.html

Les gouvernements provinciaux et territoriaux commencent également à chercher des moyens de protéger les travailleurs, en particulier ceux qui sont vulnérables ou qui ne peuvent pas travailler à la maison. Par exemple, le gouvernement de l’Ontario a annoncé aujourd’hui (16 mars) que la législation suivante sera proposée :

  • L’employé fait l’objet d’une enquête médicale, d’une surveillance ou d’un traitement pour la COVID-19.
  • L’employé est en isolement ou en quarantaine.
  • L’employé agit conformément aux renseignements ou aux directives de santé publique.
  • L’employeur ordonne à l’employé de ne pas travailler.
  • L’employé doit fournir des soins à une personne pour une raison liée à la COVID-19, comme la fermeture d’une école ou d’une garderie.

Cette législation proposée préciserait aussi qu’un employé ne serait pas tenu de fournir une note d’un médecin pour prendre un congé. Les mesures seraient rétroactives au 25 janvier 2020, date à laquelle le premier cas présumé de COVID-19 a été confirmé en Ontario.
De nombreux travailleurs seront admissibles aux prestations de maladie de l’assurance-emploi. Le gouvernement de l’Ontario revoit également les règles concernant l’accès et l’admissibilité à l’aide d’urgence fournie par l’intermédiaire du programme Ontario au travail afin de soutenir les personnes touchées par la COVID-19 qui ne sont pas en mesure de faire face aux dépenses de la vie courante.
Source : https://news.ontario.ca/opo/fr/2020/03/premier-ford-announces-job-protection-for-workers-during-the-covid-19-situation.html

Comment les producteurs établissent-ils un juste équilibre entre les besoins des travailleurs vulnérables (travailleurs dont le système immunitaire est faible), les exigences liées à la production et les besoins de l’entreprise?

Les producteurs doivent veiller à clarifier les politiques en matière de ressources humaines et s’assurer que les travailleurs connaissent les options dont ils disposent. Il est primordial que les travailleurs soient soutenus pour prendre la bonne décision concernant leur santé en fonction des circonstances dans lesquelles ils se trouvent – personne ne veut avoir la mort de quelqu’un sur la conscience et nous souhaitons éviter toute situation où une personne se sentirait incapable de signaler qu’elle est malade ou a été exposée à la maladie parce qu’elle a besoin de son salaire et n’est pas au courant du soutien qu’offre le gouvernement par l’intermédiaire du régime d’assurance-emploi.
« Les organisations des secteurs public et privé doivent reconnaître leurs obligations en matière de droits de la personne et prendre en compte les répercussions potentiellement disproportionnées du COVID‑19 sur les groupes vulnérables faisant partie de leur personnel ou de leur clientèle », soutient la Commission ontarienne des droits de la personne. Elles doivent notamment veiller à ce que toute restriction imposée cadre avec les plus récents conseils des autorités médicales et responsables de la santé publique, et constituent des mesures légitimes de protection de la santé et de la sécurité. Les producteurs doivent également s’assurer qu’il existe toujours une obligation de protéger les droits de la personne de leurs employés. « [I]l est discriminatoire et interdit aux termes du Code [des droits de la personne] de réserver un traitement préjudiciable aux employés qui ont, ou sont soupçonnés d’avoir, le COVID‑19, pour des motifs autres que la santé publique ou la sécurité. Les employeurs ont l’obligation de tenir compte des besoins des employés relatifs au COVID‑19, à moins que cela ne cause de préjudice injustifié sur le plan des coûts, de la santé et de la sécurité. » 

(Source : https://www.hrreporter.com/employment-law/news/remember-human-rights-during-pandemic-ohrc/327526).

En tant qu’employeur, puis-je prendre la température d’un employé pour déterminer s’il est infecté? Qu’en est-il des autres tests médicaux?

La législation sur les droits de la personne impose des restrictions sur la capacité d’un employeur à exiger des examens médicaux ou des tests de santé. En général, à moins que l’examen ou le test ne soit raisonnablement nécessaire pour évaluer la capacité de travail de l’employé (p. ex., une exigence professionnelle de bonne foi), il ne serait pas approprié de soumettre tous les employés à une prise obligatoire de la température.

Cependant, puisque la prévalence de la COVID-19 continue d’augmenter, il pourrait devenir raisonnable pour les employeurs de prendre des mesures de dépistage plus actives sur le lieu de travail, y compris des contrôles de température. Nous continuerons à examiner les recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada et des autorités provinciales de la santé.

Un employé a obtenu un résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19. Que dois-je faire, en tant qu’employeur?

L’employé ne devrait pas être autorisé à retourner au travail tant qu’il n’est pas débarrassé du virus de la COVID-19. Les autorités sanitaires recommandent actuellement que tous les employés qui ont travaillé en étroite collaboration avec l’employé infecté soient également retirés du lieu de travail pendant au moins 14 jours afin de s’assurer que l’infection ne se propage pas sur le lieu de travail.

Ce qui constitue une « étroite collaboration » dépendra du lieu de travail et de la nature des interactions entre les employés. Les employeurs doivent privilégier la prudence.

Les employeurs doivent également prendre des mesures raisonnables pour protéger l’identité de tout employé qui contracte la COVID-19.

Un de nos employés est un cas non confirmé de COVID-19. Que dois-je faire en tant qu’employeur?

Comme pour un cas confirmé, l’employé doit être retiré du lieu de travail.

L’Agence de la santé publique du Canada encourage toute personne qui présente des symptômes, même légers, à rester chez elle et à appeler l’autorité de santé publique de la province ou du territoire où elle se trouve pour l’en informer. Celle-ci donnera des conseils sur ce que l’employé doit faire.

Les autres employés qui pourraient avoir été exposés doivent être informés et retirés du lieu de travail pendant au moins 14 jours ou jusqu’à ce que le diagnostic de COVID-19 soit écarté par les autorités sanitaires.

Un de nos employés nous a dit qu’il a été en contact avec quelqu’un qui a la COVID-19. Que dois-je faire, en tant qu’employeur?

L’employé doit être retiré du lieu de travail pendant au moins 14 jours. Les collègues qui ont pu être en contact étroit avec l’employé doivent également être retirés du lieu de travail pendant au moins 14 jours.

Si l’un de nos employés a la COVID-19, dois-je, en tant qu’employeur, le signaler au gouvernement provincial ou fédéral?

Il n’y a aucune obligation de signaler un cas confirmé de COVID-19 aux autorités sanitaires fédérales ou provinciales. Le professionnel de la santé qui a reçu le diagnostic a l’obligation de signaler le résultat positif du test aux autorités sanitaires provinciales. Toutefois, si un employé sur le lieu de travail est diagnostiqué, vous pouvez contacter volontairement les autorités de santé publique pour recevoir des conseils et vous aider à déterminer les contacts que l’employé infecté a eus sur le lieu de travail.

Si l’employé tombe malade de la COVID-19 ou en décède, et qu’il est établi que l’infection s’est produite sur le lieu de travail ou en cours d’emploi, vous, en tant qu’employeur, pourriez être obligé, en vertu de la législation sur la santé et la sécurité au travail et sur les accidents du travail, d’en informer les autorités de santé publique. Dans tous les cas, vous devrez également vous assurer que vous respectez les exigences énoncées dans les règlements sur la salubrité des aliments et la biosécurité.

Quelles sont mes obligations, en tant qu’employeur, à l’égard de la santé et de la sécurité de mes employés?

La législation sur la santé et la sécurité au travail impose l’obligation de garantir un environnement de travail sécuritaire. Les employeurs doivent montrer qu’ils ont fait preuve de diligence raisonnable pour protéger leurs employés contre les dangers au travail. Et une éventuelle exposition au coronavirus peut être considérée comme un danger.

Comment cela s’applique-t-il à la COVID-19? Si vous avez des employés qui reviennent ou arrivent au Canada en provenance d’autres pays, le gouvernement fédéral exige qu’ils s’isolent pendant 14 jours. C’est une mesure pratique pour s’assurer de ne pas exposer d’autres personnes sur le lieu de travail.

Si un employé est malade et soupçonne qu’il a été exposé, il doit vous le dire, en tant qu’employeur, immédiatement. Cela devrait faire partie de toute politique ou de tout protocole concernant le coronavirus. Dans ce cas, l’employé ne doit pas être autorisé à retourner au travail, car cela pourrait exposer d’autres employés au même risque. L’employé en question doit se mettre en quarantaine et ne pas retourner au travail avant d’avoir terminé la quarantaine.

Dois-je, en tant qu’employeur, acheter de l’équipement de protection individuelle pour mes employés?

les employés courent le risque d’être infectés sur leur lieu de travail en raison du travail qu’ils effectuent, vous, en tant qu’employeur, devez leur fournir un équipement de protection individuelle. Les mesures préventives conseillées pour la COVID-19 sont le lavage des mains et la distanciation sociale. 

Si vous avez un employé vulnérable (plus de 65 ans, système immunitaire affaibli ou problème de santé sous-jacent), les obligations envers cet employé peuvent être différentes. Les mesures précises qui peuvent être raisonnables pour protéger le travailleur vulnérable peuvent être déterminées au cas par cas et doivent tenir compte de l’avis des responsables de la santé publique et/ou des médecins.  En tant qu’employeur, vous ne savez peut-être pas si un employé vulnérable se trouve sur le lieu de travail.  Dans le cadre des communications sur le lieu de travail concernant la COVID-19, les employeurs doivent inciter les travailleurs qui ont des préoccupations individuelles en matière de risques à en faire part à l’employeur.

Comment gérer les congés de maladie?

La première question est la suivante : « L’employé a-t-il besoin d’un congé de maladie? » Il y a une différence entre un employé qui demande un congé de maladie parce qu’il a peur de venir au travail et une personne qui est réellement malade et qui pourrait avoir été exposée. Dans ce cas, la politique sur les congés de maladie s’appliquerait et, si vous offrez des prestations de congé de maladie, elles pourraient s’appliquer. En tant qu’employeur, vous devriez vous renseigner auprès de votre assureur de soins médicaux à ce sujet. S’il n’y a pas de prestations de congé de maladie, le gouvernement fédéral a déclaré qu’il supprimerait le délai de carence ou le réduirait pour ceux qui ont besoin d’aide. La décision d’accorder des jours de congé de maladie supplémentaires vous appartient, en tant qu’employeur.

Que se passe-t-il si un employé a la COVID-19 et ne peut pas travailler?

Lorsqu’un employé est atteint de la COVID-19 et est dans l’incapacité de travailler, vous, en tant qu’employeur, devez lui accorder tout congé prévu par la loi applicable, en plus de satisfaire à toute obligation de congé de maladie prévue dans les contrats de travail ou les conventions collectives. Vous serez également tenu de protéger la vie privée de l’employé, tout en protégeant la santé et la sécurité de ses collègues et de vous-même. Si l’employé a attrapé la COVID-19 sur le lieu de travail, il peut y avoir des obligations de déclaration supplémentaires en vertu de la législation sur les accidents du travail et la santé et la sécurité au travail.

Si un employé attrape la COVID-19, quelles sont les prestations offertes par le gouvernement?

Le gouvernement fédéral fournira une aide supplémentaire. Veuillez consulter le site Web du gouvernement pour accéder aux informations les plus récentes sur ces prestations. https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-c...

Si un membre de la famille d’un employé attrape la COVID-19 et que cet employé doit rester à la maison pour s’occuper de lui, quelles sont les prestations gouvernementales offertes?

Le gouvernement fédéral fournira une aide supplémentaire. Veuillez consulter le site Web du gouvernement pour accéder aux informations les plus récentes sur ces prestations. https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-c...

Que se passe-t-il si, en tant qu’employeur, je dois remplacer temporairement des employés malades pour continuer à fonctionner?

Vous pouvez embaucher des employés à titre temporaire. Vous pouvez également demander aux employés en bonne santé de faire des heures supplémentaires, à condition de respecter les dispositions législatives concernant les heures supplémentaires et les heures de travail excessives.

Si vous êtes employeur d’un lieu de travail syndiqué, vous devez connaître les conventions collectives et les lois provinciales sur le travail qui s’appliquent aux lieux de travail syndiqués.

Vous devriez déjà avoir évalué le nombre d’employés nécessaires pour fonctionner efficacement et ce qui se passera si de nombreux employés ne peuvent se rendre au travail. Si vous ne l’avez pas encore fait, faites-le maintenant.

Si nous mettons à pied nos employés, sont-ils toujours couverts par nos régimes d’avantages sociaux?

Cela dépendra du libellé du document du régime de prestations. Vous devez examiner les politiques avec votre fournisseur de régime d’avantages sociaux et informer les employés de toute limitation ou restriction de la couverture.

Si, en tant qu’employeur, j’empêche un employé ne présentant pas de symptômes de la COVID-19 de travailler en raison de préoccupations liées à la COVID-19, dois-je l’indemniser?

Cela dépendra des circonstances, notamment : si l’employé a voyagé, la nature du lieu de travail particulier (p. ex., la capacité à travailler en respectant une distance physique de 2 mètres), les solutions de rechange disponibles (p. ex., le travail à domicile) et toute exigence éventuelle d’un contrat ou d’une convention collective.

Si vous prévoyez que vous n’aurez pas besoin des employés, vous devez les en informer et adapter chacun de leur contrat.

Puis-je, en tant qu’employeur, licencier un employé s’il attrape la COVID-19?

Non. Vous ne pouvez pas licencier un employé ou exercer une autre forme de discrimination à l’encontre d’un employé en raison d’un handicap physique (ce qui inclut certaines maladies) en vertu de la législation sur les droits de la personne.

Que se passe-t-il si un lieu de travail doit temporairement fermer à cause du virus?     

Si vous devez réduire vos activités ou même les arrêter, cela entraînerait un licenciement. Consultez le processus de demande d’assurance-emploi (AE) mis à jour pour vos employés. Dans un milieu syndiqué, vous licencierez simplement les employés conformément à la convention collective.

Que faire si des employés refusent de travailler parce qu’ils ont peur d’attraper la COVID-19 sur le lieu de travail?

Votre obligation, en tant qu’employeur, est de prendre des précautions raisonnables pour protéger la santé et la sécurité des employés en vertu de la législation sur la santé et la sécurité au travail. Lorsqu’un employé a des raisons de croire qu’il existe une condition dangereuse sur le lieu de travail, ou que ses fonctions présentent un danger pour sa santé et sa sécurité (qui n’est pas une condition inhérente ou normale de son travail), il peut refuser de se présenter au travail ou d’effectuer certaines tâches.

En cas de refus de travailler, vous, en tant qu’employeur, devez réagir conformément à la législation sur la santé et la sécurité au travail. Cela comprend une enquête sur les préoccupations et, s’il y a lieu, l’adoption de mesures visant à éliminer ou à réduire le danger sur le lieu de travail. Cette enquête sera, en grande partie, basée sur la compréhension scientifique actuelle de la COVID-19 et sur les faits propres à chaque lieu de travail.

Puis-je, en tant qu’employeur, exiger d’un employé qu’il travaille à distance?

Comme vous le savez, dans de nombreux cas, le travail requis dans le domaine de l’agriculture primaire ne peut pas se faire à distance. Dans le climat actuel, pour les rôles où cela est possible, une demande de travail à distance sera probablement considérée par les autorités gouvernementales comme une mesure raisonnable pour protéger la santé et la sécurité des employés.

Certains de mes employés ne peuvent pas travailler à domicile.  Que devraient-ils faire?

De nombreux emplois dans le domaine de la production primaire n’offrent pas la flexibilité du travail à domicile.  Dans ce cas, voici quelques directives générales que vous pouvez fournir à ces employés pour les aider à prévenir la transmission du virus :

  • Demandez aux employés de rester en tout temps à 2 mètres ou 6 pi de distance les uns des autres.
  • Assurez-vous que les employés ont accès à des postes où ils peuvent se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou avec un désinfectant à base d’alcool.
  • Affichez des panneaux sur la façon de se laver les mains correctement et de se désinfecter les mains avec un désinfectant à base d’alcool. 
  • Demandez aux employés de faire des pauses séparément (ou à au moins 2 m ou 6 pi de distance les uns des autres à tout moment).
  • Assurez-vous que les salles de pause et autres lieux publics sont régulièrement nettoyés, et que les surfaces telles que les bureaux, les tables, les barres métalliques, sont régulièrement nettoyées avec un désinfectant à base d’alcool.
  • Établissez des attentes au sein de l’organisation selon lesquelles les travailleurs peuvent être légèrement moins productifs que d’habitude étant donné les circonstances exceptionnelles et la nécessité de rester à 2 mètres ou 6 pi les uns des autres.

Comment surveiller les employés travaillant à distance?

Vous devez disposer d’une politique écrite qui régit les employés qui sont tenus de travailler à distance et traite de questions telles que les heures de travail, la productivité, les protocoles de réunion à distance, les exigences technologiques et les questions d’accès à l’information, etc.

Comment dois-je, en tant qu’employeur, gérer les déplacements de mes employés?

Les voyages internationaux non essentiels sont déconseillés. Les voyages commerciaux entre le Canada et les États-Unis restent possibles. Les déplacements intérieurs non essentiels sont également déconseillés. Si des déplacements sont nécessaires, vous devez informer vos employés des paramètres et des précautions à prendre, notamment l’éloignement physique, le lavage des mains, le fait de ne pas se toucher le visage, l’évitement des surfaces fréquemment touchées et les restrictions de voyage dans les zones où le nombre d’infections est élevé.

Que dois-je faire des visiteurs qui viennent sur mon site?

Les visiteurs non essentiels doivent être limités ou interdits. Les visiteurs doivent s’inscrire sur un registre et répondre à des questions sur leur état de santé avant d’être autorisés à entrer.  Ils doivent déclarer eux-mêmes s’ils présentent des symptômes de la COVID-19 ou s’ils ont été en contact avec une personne à qui on a diagnostiqué la maladie, ou s’ils ont récemment voyagé à l’étranger. Il est important de tenir un registre des visiteurs et de leurs numéros de téléphone au cas où vous auriez besoin de les contacter ultérieurement au sujet du virus.